User:Bombastus/Mises

From Wikipedia, the free encyclopedia

Template:Infobox Philosophe

Ludwig von Mises (29 septembre 1881 - 10 octobre 1973) est un économiste autrichien qui a eu une influence importante sur le mouvement libéral et libertarien moderne. Il enseigna d'abord à Vienne puis à Genève jusqu'en 1940. Inscrit sur la liste noire des nazis, il fuit aux Etats-Unis où il enseigna à l'Université de New York de 1945 à 1969. Naturalisé américain en 1946, il meurt à New York en 1973. Auteur majeur de l'école autrichienne d'économie qui défend le capitalisme et le libéralisme classique, il est particulièrement connu pour son magnum opus, L'action humaine, traité d'économie publié pour la première fois en anglais en 1949. Son nom reste également attaché à la critique du socialisme, que Mises considère comme voué à l'échec en raison de l'absence des mécanismes de fixation des prix par le marché. Friedrich Hayek, Murray Rothbard et Israel Kirzner sont ses élèves les plus éminents.

Contents

[edit] Biographie

[edit] Jeunesse et formation

Ludwig Heinrich Edler von Mises nait à Lemberg en Autriche-Hongrie le 29 septembre 1881. Il voit le jour dans une famille de marchands juifs germanophones, anoblie la même année et résidant dans l'actuelle Pologne. Son père, Arthur von Mises est ingénieur en travaux publics et sa mère Adèle l'élève lui et son frère Richard, né en 1883 et qui deviendra mathématicien. Ils ont un troisième frère, Karl, qui meurt pendant l'enfance. Ils déménagent à Vienne dans les années 1890; L'empire Austro-hongrois est alors le deuxième plus grand empire d'Europe et est constitué d'une mosaïque de peuples et de cultures.

En 1892, il entre à l'Akademische Gymnasium de Vienne, où il étudie avec Hans Kelsen. De 1900 à 1906[1], il étudie à l'Université de Vienne, d'où il sort docteur en droit canon et romain, l'économie n'étant alors enseignée qu'à l'université de droit[2].

L'enseignement qu'il suit à l'Université de Vienne est dominé par l'historicisme, en particulier dans les cours de Karl Grünberg. Si Mises rejette rapidement cette école, il est dans ses premières années d'université partisan de l'interventionnisme étatique. Il écrivit ainsi : { [3]. C'est à partir de 1903-1904 qu'il se rapproche des théoriciens de l'école autrichienne d'économie comme Carl Menger, dont il lit durant ces années les Principes d'économie, et Eugen von Böhm-Bawerk, dont il suit le séminaire privé entre 1904 et 1914[4]. Mises déclara que c'est de la lecture des Principes de Menger que naquit sa vocation d'économiste.[5]

[edit] Vienne ( 1906 - 1934)

En 1907, il devient conseiller officiel du gouvernement autrichien[2], tout en remplissant quelques postes d'enseignement ou en travaillant dans un cabinet d'avocats. A partir de 1909 ou 1911[6], il devient conseiller économique de la chambre de commerce de Vienne. Il décide alors de s'attaquer à la question soulevée par l'économiste Karl Helferrich, qui avait pointé l'absence de théorie de l'école autrichienne d'économie sur la monnaie[7]. Il fera de ses travaux sur la question sa thèse d'Habilitation[8]. Il en sortira en 1912 la Théorie de la monnaie et du crédit, dans laquelle il soutient que l'étalon-or est le seul système monétaire viable.

A la suite de la publication de son ouvrage, il obtient en 1913 un premier poste d'enseignement non rémunéré à l'université de Vienne; il devient privatdozent. A l'exception de la période de guerre, il y enseignera sans discontinuer jusqu'en 1934, toujours sans être payé. Pour Earlene Craver, ce refus de l'université de Vienne de le nommer à l'une des trois chaires rémunérées est du à trois raisons : Mises était libéral dans un monde ou l'interventionnisme socialiste et fasciste montait en puissance, juif dans une ville de plus en plus antisémite et il refusait de céder sur ses principes[9]. Dans le même temps, il reste conseiller économique de la Chambre de Commerce de Vienne; c'est de ce poste qu'il tire ses revenus[7]. Ses idées et plus globalement celles du courant autrichien restent en effet minoritaires dans les universités face à, principalement, l'historicisme.

Template:Citation bloc

Lors de la Première guerre mondiale, il est mobilisé comme capitaine d'artillerie dans l'armée autrichienne, sur le front de l'Est. Atteint par la typhoïde en 1917, il doit rentrer à Vienne et est affecté au quartier général, où il travaille comme conseiller économique jusqu'à la fin de la guerre.[10] Il s'occupe de la politique monétaire ukrainienne à la fin de l'année 1918. Il finit la guerre avec plusieurs médailles[11].

Dans la foulée il dirige la délégation autrichienne à la commission des réparations de la Société des nations. En 1919 il réintègre l'université de Vienne comme {{guil|professeur extraordinaire[2]. Il publie la même année Nation, Staat und Wirtschaft (Nation, Etat et économie), où il rend responsable l'adoration générale des Etats-nation de la première guerre mondiale et défend une plus grande liberté pour les minorités ethniques et culturelles.

Dans l'entre-deux guerres, il continue à conseiller le gouvernement autrichien; il est ainsi nommé par le gouvernement autrichien pour des négociations commerciales avec le gouvernement communiste de Bela Kun, qui envoit comme représentant Karl Polanyi, qui se fera connaître comme historien économique socialiste. Dans l'immédiat après-guerre, il défend étonnament l'émission de papier-monnaie, considérant que c'est le seul moyen de sauver le gouvernement.[12]

Il lance également une campagne anti-inflation, en particulier dans des chroniques dans le journal Neues Wiener Tagblatt. Peu après, il est chargé avec Wilhelm Rosenberg de combattre l'inflation généralisée de l'après-guerre, en particulier avec les problèmes de reconversion de l'économie autrichienne.

Il n'y sera que partiellement et temporairement vainqueur : si la couronne autrichienne est stabilisée en 1922, cela n'empêcha pas la crise du système bancaire en 1931[13].

De plus en plus reconnu, il organise un premier séminaire privé, bimensuel, qui durera de 1920 à 1934. Il y aura comme Template:Guil Friedrich Hayek, Fritz Machlup, Alfred Schütz, Gottfried von Haberler et bien d'autres. Ses idées restent cependant minoritaires au sein de l'université autrichienne et Mises déclara ainsi par la suite[14] :

C'est durant ces années, quelques année seulement après la révolution d'octobre, qu'il développe sa thèse selon laquelle le socialisme est voué à l'échec et irrationel car ne disposant pas de l'indicateur des prix fixés par l'offre et la demande sur le marché. Après plusieurs articles dont Die Wirtschaftsrechnung im sozialistischen Gemeinwesen (Le calcul économique en régime collectiviste), il écrit en 1922 Die Gemeinwirtschaft (Socialisme)

où il approfondit cette thèse. Il rencontra alors un écho certain chez plusieurs jeunes auteurs comme Friedrich Hayek et Wilhelm Röpke en Allemagne ou Lionel Robbins en Angleterre[15].

A l'automne 1925, il rencontre pour la première fois celle qui allait devenir sa femme, Margit von Mises.[16] Il effectue en 1926 une tournée des universités américaines. En janvier 1927, il fonde l'Institut Autrichien de la conjoncture (Österreichische Konjunkturinstitut). Friedrich Hayek, le plus connu de ses élèves et qui obtint le Prix Nobel d'économie en 1974, le dirigea jusqu'en 1931. En 1929, il publie Kritik des Interventionismus (Critique de l'interventionisme) où il réfute l'interventionnisme étatique, qui pour Mises échoue à résoudre les problèmes auxquels il tente de répondre et en crée de nouveaux en ajoutant de l'instabilité.

Mises jouit alors d'une solide réputation parmi les économistes en Europe, en particulier à cause de sa Théorie de la monnaie et du crédit (1912), du Calcul économique en économie socialiste (1920), de Socialisme (1922) et de Libéralisme (1927).

[edit] Genève (1934-1940)

En 1934, il reçoit une offre de William Rappard pour occuper la chaire de relations économiques internationales à l'Institut Universitaire des Hautes Etudes Internationales de Genève. Hitler est depuis un an au pouvoir en Allemagne et, acceptant la proposition de Rappard, Mises part s'installer à Genève le 3 octobre 1934 rejoindre Louis Rougier, Hans Kelsen, Wilhelm Röpke ou Paul Mantoux dans le corps professoral de l'école[17][18]. Il enseigne alors en français.

Pendant l'Anschluss, il est à Genève mais, la nuit même où les nazis pénètrent à Vienne, son appartement est vidé par les soldats allemands car ses écrits sont jugés subversifs. Ses documents, ses écrits et sa bibliothèque sont évacués en 38 valises[19]. Inscrit sur la liste noire des nazis comme de l'URSS[20], il est dépossédé de ses biens. Il est considéré comme un ennemi politique, pour ses origines juives et pour ses écrits opposés à toute forte d'étatisme[21]. A la suite de l'application du nouveau code du 31 mai 1938 mis en place par les nazis, on lui retire le 29 juillet 1938 son poste de conseiller économique de la chambre du commerce de Vienne[22].

Il reste à Genève où le rejoint la même année sa future femme, Margit Sereny. Ils se marient le 6 juillet 1938 à Genève, avec Hans Kelsen et Gottfried von Haberler comme témoins de mariage.

Mises rencontre régulièrement Hans Kelsen, professeur de droit qu'il avait rencontré à de nombreuses reprises dans ses études, Wilhelm Röpke, le théoricien allemand de l'ordolibéralisme, ou Louis Rougier, le philosophe français à l'origine du colloque Walter Lippmann en 1938. A son invitation, il se rend à ce colloque organisé à l'occasion de la parution en français de La Cité libre de Lippmann. Mises se trouve en désaccord avec Lippmann sur de nombreux points mais prend finalement part à la création du Centre international pour la renovation du libéralisme. L'existence de ce dernier sera éphémère, il disparait en 1940 avec l'occupation allemande.

En 1940, il achève à Genève la rédaction de Nationalökonomie, ouvrage dans lequel il aborde les grands thèmes développés plus tard dans L'action humaine. Le livre est écrit dans une période de guerre, en allemand, sans même pouvoir toucher le public allemand. Le livre ne suscite alors que très peu de réactions[18]. Alors que l'interventionnisme prend de plus en plus d'ampleur à la faveur de la Grande dépression et des besoins de l'économie de guerre, Mises continue à défendre ses principes, en s'appuyant sur la devise de Virgile qu'il avait choisie :   (Ne cèdes pas au mal mais affrontes le avec courage).

L'invasion par l'Allemagne des Pays-Bas, de la Belgique et de la France convainc Mises de la nécessité de fuir l'Europe et le 4 juillet 1940, ils fuient de Genève vers Lisbonne. Ils y attendent un bateau pour effectuer la liaison transatlantique pendant plusieurs semaines pendant lequel Mises rencontre régulièrement Bensabat Amzalek, le ministre portuguais des finances[23].

[edit] Etats-Unis (1940-1973)

Il arrive à New York le 2 août 1940. Il y est accueilli par Alfred Schutz, qui avait participé au séminaire de Ludwig von Mises à Vienne[24]. La reconnaissance qu'on lui accordait en Europe n'est cependant pas aussi forte aux Etats-Unis et sa théorie de la monnaie et du crédit n'avait ainsi été traduite qu'en 1934 sous l'impulsion de Lionel Robbins. Les débuts de sa nouvelle vie sont difficiles, même si la langue n'est pas un obstacle majeur, Mises étant à l'époque quasiment trilingue allemand-français-anglais.

Même s'il n'a pas encore de poste d'enseignement, il participe à la vie intellectuelle et fréquente par exemple Henry Hazlitt dont il est très proche et qui l'aidera à être publié par la Yale University Press. Il rencontre l'économiste Joseph Schumpeter, avec les idées duquel il est cependant souvent en désaccord[25]. Il retrouve également Louis Rougier qui a du lui aussi fuir l'Europe avec sa femme à l'arrivée de la Wehrmacht. Il est invité en 1942 pour deux mois de conférence à l'Université de Mexico au Mexique.

La situation financière de Mises s'améliore à partir de 1941 quand il reçoit une bourse du National Bureau of Economic Research. Il y travaille jusqu'en 1945. L'année suivante, en janvier 1946, il est naturalisé américain, comme sa femme.

En 1942-1943, il écrit une série de neuf articles dans The New York Times dans lesquels il peut développer sa pensée et se faire connaître dans le pays. Ses articles traitent alors des problèmes monétaires ("Inflation and money supply", "A New World Currency"), de la reconstruction future ("The Problems of a Post-War Union of the Democratic Unions", "British Post-War Problems") ou de la guerre ("Hitler's Achilles Heel", "The Nazis under Blockade"). A la suite de ces articles, de 1943 à 1954 il collabore avec la National Association of Manufacturers (NAM), dans la commission économique de l'association.

Il commence à être reconnu aux Etats-Unis et prononce plusieurs conférences. Le 15 mars 1943, il pronconce ainsi une conférence sur The Aspects of American Foreign Trade Policy au Faculty Club de la New York University. Mises y déclare [26]:

Template:Citationbloc

La même année, il finit d'écrire Omnipotent Government (Le gouvernement omnipotent), son premier ouvrage en anglais, publié en 1944 par la Yale University Press avec Bureaucracy (Bureaucratie).

En 1945, il obtient un poste de Visiting professor à l'Université de New York, université dans laquelle il restera jusqu'en 1969, année de ses 78 ans. L'année suivante, Leonard Read fonde la Foundation for Economic Education (FEE) dont il devient président et à laquelle il associe Ludwig von Mises. Il y animera un séminaire pendant de nombreuses années.

Entre 1948 et 1969, Mises organise à la Graduate School de l'université le séminaire privé qu'il avait mis en place à l'Université de Vienne. Pendant ces 21 ans, il comptera parmi ses Template:Guil Murray Rothbard ou Israel Kirzner (qui fera sa thèse de doctorat sous la direction de Mises). Des jeunes encore lycéens comme George Reisman (qui avait 15 ans alors) ou Ralph Raico participèrent également à ce séminaire hebdomadaire où Mises invita entre autres Hazlitt ou Ayn Rand. Il fut financé par le Volker Fund jusqu'en 1962, année où le fonds disparait[27].

Plusieurs donateurs proches du mouvement libertarien américain financèrent le séminaire jusqu'à la retraite de Mises en 1969[18].

De 1947 à 1965, il assiste aux réunions de la Société du Mont Pèlerin, une association de penseurs libéraux; il avait été l'un des quarante Template:Guil de l'organisation à sa création à Vevey en 1947, de même qu'il avait participé neuf ans plus tôt au colloque Walter Lippmann.

En 1949, il met la touche finale à la rédaction de son magnum opus, L'action humaine, sur lequel il travaillait depuis 1942. Il s'agit d'une version anglaise, révisée et largement adaptée de son précédent livre Nationalökonomie de 1934. L'ouvrage connait un grand succès et six tirages en sont faits.

Il publie encore quelques essais importants par la suite, comme Profit and Loss (Profit et perte), sur le rôle de l'entrepreneur et le marché. En 1957, il publie Theory and History (Théorie et histoire), son dernier ouvrage important, dans lequel il développe les relations entre praxéologie et histoire de l'humanité. Il s'y livre par ailleurs à une critique virulente du marxisme, de l'historicisme et du scientisme.

A la fin des années 1960, il prend progressivement sa retraite et abandonne en 1969 son séminaire. Il s'éteint quatre ans plus tard au St. Vincent's Hospital de New York, le 10 octobre 1973, âgé de 92 ans.

[edit] Pensée

[edit] Présentation générale

Sa théorie économique a un fondement réaliste ; partant de prémisses empiriques générales, elle procède d'une analyse de la nature humaine et du concept d'action humaine qui en découle.

Aux antipodes de la macroéconomie, qui analyse des grandeurs statistiques, des agrégats et des moyennes, von Mises souligne le rôle prépondérant de la subjectivité en économie. Il insiste sur l'importance des opinions subjectives des individus dans la formation des phénomènes sociaux, sur les déséquilibres qui en découlent, et sur le rôle central de l'entreprise.

En accord avec la théorie de l'utilité marginale décroissante, il définit la valeur comme le degré d'importance attribué par un sujet à une quantité donnée d'un bien, dans les circonstances du moment (Paradoxe de l'eau et du diamant : un verre d'eau dans le désert n'a pas la même valeur que le même verre d'eau dans une région où l'eau est abondante - mais le deuxième et le troisième verres auront sans doute moins de valeur que le premier). Il écrivit par exemple que :

Template:Citation bloc

[edit] Théorie sur la monnaie

En 1912 il publie sa « Théorie sur la monnaie et le crédit », l'une de ses principales contributions à la pensée économique qui assied sa réputation en Europe. De façon plus générale, il s'attache dans ce texte à unifier l'économie comme analyse de l'agir humain, luttant contre la division entre macro et microéconomie.[7] Réfutant les conclusions de Karl Helferrich, il réintègre dans ce texte la monnaie dans la théorie marginaliste en montrant qu'il s'agit d'un produit comme un autre et non d'un simple Template:Guil comme dans la théorie ricardienne.

Il y approfondit l'analyse de la monnaie, en soulignant tout d'abord que sa fonction de mesure de la valeur est la principale de ses quatre fonctions. Il propose également une typologie des Template:Guil, en distinguant la monnaie au sens strict et au sens large. Il montre également que l'augmentation de la masse monétaire ne se contente pas d'augmenter uniformément l'échelle des prix mais introduit des distorsions. Il explique que la loi de l'offre et de la demande s'applique aussi à la monnaie, et lui confère son « prix », qui est son pouvoir d'achat. Dès lors, établir une équation de la monnaie est impossible. Il insiste enfin sur l'origine spontanée et non étatique de la monnaie.

Il y met en garde contre les processus inflationnistes, sources de redistribution et non de création de richesses. Il souligne également le danger de la manipulation catastrophique de la masse monétaire, qui conduisit par la suite au krach de 1929. Il soutient que l'étalon-or est le seul système monétaire viable, que l'inflation est la cause du déficit de la balance des payements et non l'inverse et que les crédits bancaires ne devaient pas être ajustés en fonction de cette variation du commerce.

Il développe enfin une analyse du système de création monétaire par réserves fractionnaires et propose une théorie du cycle économique.

[edit] Le calcul économique en économie socialiste

En 1920 dans un article, Le calcul économique en régime collectiviste, puis en 1922 dans son livre « Socialisme », il prédit quelques années après la révolution d'octobre la chute du communisme, et explique pourquoi selon lui tout système de planification centrale est non seulement moins efficace que le libre-marché, mais doit nécessairement finir par s'écrouler, une économie ne pouvant pas fonctionner sans prix de marché. Il écrit ainsi que :

Template:Citation bloc

Sans marché, pas de calcul économique et donc pas d'Template:Guil.

Dans Socialisme, il souligne également que dans un système capitaliste, les propriétaires des moyens de production ne sont pas uniquement les propriétaires légaux mais également l'ensemble des consommateurs. Le capital accumulé leur bénéficie directement. Pour Mises, le système socialiste ne peut assurer le même bien-être aux individus, toujours en raison de l'absence de calcul économique.

Dans la seconde partie de l'ouvrage, il insiste sur l'aspect militaire de la planification, système dans lequel l'individu est privé de sa liberté et doit obéir aux ordres des planificateurs centraux. Il écrit ainsi[28]: Template:Citatiin bloc

Elargissant les travaux de David Ricardo, il écrit que, grâce aux bienfaits de la division du travail, les hommes ont intérêt à s'associer. L'échange libre et non entravé par l'Etat entre les différents acteurs économiques permet selon Mises une économie efficace et surtout est source de paix[29] :  


Il rédige en 1920 un article : Le calcul économique en régime collectiviste dans lequel il défend une thèse reprise dans Le socialisme (1922). Il y défend l’irrationalité du socialisme, en raison de la subjectivité de la valeur.

Selon lui, il y a au niveau collectif une symétrie entre l’idée de marché et l’idée de rationalité. Donc un système rationnel est marchand, car le socialisme est incapable de produire une chose primordiale que seul le marché est capable de produire : l’information (sur la demande, i.e. les préférences subjectives des consommateurs). Le système socialiste est incapable de la produire. Il ne faut pas oublier qu’elle est un bien économique, elle a donc une valeur et doit être produite. On ne peut pas avoir d’information produite sur les désirs des consommateurs car au sein du système socialiste on ne peut pas avoir de prix, d’information sur la valeur des choses. Sans les prix, on ne peut pas organiser la production, savoir ce qu’il faut produire. Thèse paradoxale car Marx développe une théorie de la valeur travail. Problème : on ne sait pas comment cette théorie peut fonctionner car deux types de problèmes sont levés : à la différence de la monnaie et du calcul monétaire (considérons deux marchandises M et M’ valant chacune 1€ : on peut échanger sans problème les deux pièces de 1 € (cela nous est indifférent), mais pas le travail car M n’est pas M’), on ne peut pas non plus comparer les heures de travail (qualifié, déqualifié ; efficace, non efficace : il est différent de produire des chaussettes ou un diamant pendant une heure, on peut aussi faire en une heure ce que quelqu'un d'autre peut faire en cinq minutes) ; la valeur travail ne prend pas non plus en compte la rareté des matières premières et la différences des méthodes de production.

Deux types de biens existent : biens de consommation et biens de production. Dans quelle mesure en général est-il possible d’avoir des prix de consommation ?

Grâce à l’échange. Ceci est aussi valable dans le système socialiste, car il existe une certaine propriété des biens de consommations dans ce système (il n’est pas interdit d’échanger des pommes contre des cigarettes). Cela permet de créer une structure des biens (A>B>C). Mais, dans la vie, on se retrouve souvent à acheter B ou C plutôt que A car cela ne vaut pas le coup (Ferrari (Gain 1000 / Coût 1800) > 4L (300/100)> Vélo (10/5)), donc le coût est supérieur au gain (dans cet exemple, il vaut mieux s’acheter une 4L plutôt qu’une Ferrari, ou un vélo car cela nous endetterait trop longtemps, ou ne nous rapporterait pas assez). Donc pour savoir comment allouer rationnellement les ressources, il nous faut non seulement

une information sur les gains, mais encore une information sur les coûts. Le plan ne peut pas savoir ce que la production coûte à la population (on peut définir le coût par les coûts de productions, i.e. des ressources que l’on doit obtenir pour produire A ou B ou C). Dans un système capitaliste, les coûts de productions sont connus parce que la moindre ressource a un prix fixé. Dans le système communiste, les prix ne sont pas fixés, car les droits de propriétés sont flous : les biens de productions appartiennent tous à l’État. Comme il ne peut pas échanger avec lui-même, il ne peut pas connaître les prix. Aucun prix n’existe pour les facteurs de production. Résultat : on ne produit que des A, en utilisant beaucoup de ressources, et personne ne les achète parce que c’est trop cher (on n’accepte pas de sacrifier toutes les ressources utilisées pour acheter A). Le système en vient donc à produire des biens qui ne correspondent pas aux besoins réels (une Ferrari ne remplace pas le pain quotidien).

Le plan est donc aveugle par le manque d’échange des biens de production. Il est donc nécessaire qu’il existe un droit de propriété non seulement sur les biens de consommation mais encore sur les biens de production. Le socialisme ne peut pas fonctionner car il repose sur une erreur. Il débouche sur le « chaos ».

Il a une vision procédurale du système économique : le principal enjeu est de produire de l’information, qui ne peut être produite que par le marché.


Selon Mises, le marché, non entravé par des interventions étatiques, produit un ordre spontané optimal qu'aucune organisation ou planification ne saurait atteindre. La « planification individuelle » est supérieure à toute planification collective.

Son œuvre théorique réfute le collectivisme et l'étatisme sous toutes leurs formes, tant modérées comme le keynésianisme, qu'anti-capitalistes comme le socialisme et le communisme, ou encore le nazisme.

Mises est un partisan de l'étalon-or, parce qu'il soustrait la monnaie au contrôle de la politique et aux tendances inflationnistes de tous les gouvernements.

In Ludwig von Mises par Leonard Read: What would you do, if by chance, you were made dictator of this country? What first step would you take, Dr. Mises, if you could do just exactly as you wished?" Mises' eyes sparkled and quick as a flash, he replied with a grin, "I would abdicate!" With this statement Mises endeared himself to me. Here, I realized, was a truly consistent libertarian, one who really did not believe in using the power of government to band people to his way of thinking.

Strengthening that commitment was an insight he had already set forth in Socialism : that the division of labor, and its concomitants, private property and freedom of exchange, were absolutely basic to civilization and to society itself. What Mises was consistently advocating, and what his opponents of other schools of political economy were undermining, were the very conditions necessary to the maintenance of civilization and of an economy that sustains modern high levels of population.

[edit] Influence

L'école autrichienne d'économie dont Mises fut en son temps le plus célèbre représentant est une école de pensée hétérodoxe. A ce titre, l'influence directe de Mises a été bien moindre que celle de, par exemple, Milton Friedman quelques années plus tard.

Cependant Mises a influencé de nombreux étudiants, organismes ou écoles économique comme, plus généralement, le mouvement libéral et libertarien moderne.

Le Ludwig von Mises Institute fut créé en 1982 aux Etats-Unis. Dès 1943, Mises avait exprimé dans une lettre à Leonard Read sa conviction qu'il fallait d'abord mener le combat sur le terrain des idées et en direction des intellectuels : {{citation|Another example of Lu's influence is Anthony Fisher, who founded institutes for economic research in London, Vancouver, B.C., Los Angeles, Amsterdam, and, recently, in New York. "All my efforts/' he once wrote me, "originally stem from Lu's teachings, writings and activities. Ideas have consequences."

12 juin 1943 : lettre à Leonard Read  

Murray Rothbard, son élève le plus proche, Pascal Salin qui s'en revendique dans Libéralisme et l'école autrichienne d'économie de façon générale.

[edit] Reconnaissance internationale

En 1956, il reçoit le William Volker Distinguished Service Award[30]. Trois ans plus tard, le magazine américain Fortune dit de lui que  , en faisant référence à ses écrits de 1922 sur le calcul en économie socialiste. En 1962, il reçut la Médaille d'honneur autrichienne des arts et des sciences (Oesterreichisches Ehrenzeichen fuer Wissenschaft und Kunst) pour  [31]. En 1963, il est fait docteur honoris causa de l'Université de New York, pour son  . L'année suivante, il est également fait Doctor rerum politicarum (docteur en sciences politiques) de l'Université de Fribourg[2]. Le 4 décembre 1969, Winston Duke publie un article à son sujet dans la revue de la Harvard University Business School, intitulé The Man who should have received the Nobel Prize in Economics (L'homme qui aurait du recevoir le Prix Nobel d'économie)[32]. La même année, il est fait Distinguished fellow de l'American Economic Association en 1969[33]

[edit] Bibliographie

[edit] Œuvres de Ludwig von Mises

  • Theorie des Geldes und der Umlaufsmittel, 1912 (The Theory of Money and Credit, "Théorie de la monnaie et du crédit")
  • Die Gemeinwirtschaft, 1922 (Socialism, Le socialisme : analyse économique et sociologique)
  • Liberalismus, 1927 (Liberalism)
  • Grundprobleme der Nationalökonomie, 1933 (Epistemological problems of Economics, Les problèmes fondamentaux de l'économie politique)
  • Nationalökonomie, 1940
  • Omnipotent Government, 1944 (Le gouvernement omnipotent : état totalitaire et guerre totale)
  • Bureaucracy, 1944 (La Bureaucratie)
  • Planned Chaos, 1947 (Le Chaos du planisme)
  • Human Action a Treatise on Economics, 1949, L'Action humaine, Traité d'économie, 1985)
  • Planning for Freedom, and Other essays, 1952 ("Planifier la liberté et autres essais")
  • The Anti-capitalist Mentality, 1956 ("La mentalité anti-capitaliste")
  • Theory and History, 1957 (Théorie et histoire : une interprétation de l'évolution économique et sociale)
  • The Ultimate Foundation of Economic Science, 1962 ("Le Fondement ultime de la science économique")

[edit] Œuvres sur Ludwig von Mises

[edit] Citations

[edit] Le calcul mathématique et l'économie

  •  
  •  
  •  

[edit] Economie de marché

[edit] Gouvernement

  •  
  •  
  •  

[edit] Monnaie

  •  
  •  

[edit] Libéralisme

  •  

[edit] Totalitarismes

[edit] Voir aussi

  • École autrichienne d'économie
  • Liste des économistes célèbres
  • Ludwig von Mises Institute of Alabama

[edit] Notes et références

Template:Références

[edit] Liens externes

Wikimedia Commons has media related to:

Template:Multi bandeau


Catégorie:Anticommunisme Catégorie:Décès en 1973 Catégorie:École autrichienne d'économie Catégorie:Économiste autrichien Catégorie:Membre de la Société du Mont Pèlerin Catégorie:Naissance en 1881 Catégorie:Philosophe autrichienen:Ludwig von Mises