Académie Royale de Musique

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 The Théâtre de l’Opéra, principal venue of the Académie Royale de Musique from 1794-1820
The Théâtre de l’Opéra, principal venue of the Académie Royale de Musique from 1794-1820

The Académie Royale de Musique (French - Royal Academy of Music; first known as the Académie d’opéra) was the music academy of ancien regime France, made up of opera, ballet, and music. It was merged into the Académie des Beaux-Arts in 1816.

The Académie has sited at several theatres as its principal venue: Théâtre de l'Académie Royale de Musique (1821 - 1873) and Opéra National de Paris (1875-1990).

[edit] History

The Académie was founded in 1669 at the instigation of Jean-Baptiste Colbert in response to the foundation of the Académie royale de Danse. Charged with making French opera better known to the public not only in Paris but in the other towns and cities of the kingdom of France, the institution came to be known simply as l'Opéra.

With its only financial resources coming from box-office receipts (and, unlike the Comédie-Française or the Théâtre-Italien, without a royal subsidy), the Opéra was granted the privilege of putting on "pièces de théâtre en musique", with a ban on anyone else doing the same without gaining authorisation from its owners. King Louis XIV granted Perrin, exclusive rights to mounting opera productions in Paris and anywhere in France, by a letters patent of 28 June 1669.

The first to benefit from this privilege were Pierre Perrin and Robert Cambert, as well as two associates who did not hesitate to swindle Perrin. Imprisoned for debt, Perrin was forced to concede this privilege to Jean-Baptiste Lully in 1672, who made a success of it. Lully and his successors bitterly negotiated the concession of this privilege, whole or in part, from the entrepreneurs in the provinces : in 1684 Pierre Gautier bought the authorisation to open a music academy in Marseille, then the towns of Lyon, Rouen, Lille and Bordeaux followed suit in the following years.

King Louis XIV gave a patent to Jean-Baptiste Lully to establish the Académie Royale de Musique in 1672, . Although the opera held its own company upon its founding in 1669, the ballet of that time was merely an extension of it, having yet to evolve into an independent form of theatrical art. However Louis XIV, one of the great architects of baroque ballet (the artform which would one day evolve into classical ballet), established the ballet school in 1661 as the Académie Royale de Danse. From 1671 until Lully's death in 1687, the school was under the direction of the great dancing master Pierre Beauchamp, the man who set down the five positions of the feet.

In 1713 King Louis XIV made the Opera company a state institution, including a resident company of professional dancers known as Le Ballet de l'Opéra. From that time until the inauguration of the Palais Garnier in 1875, the Académie Royale de Musique went through 13 principal theatres over the course of the 18th century, most of which were destroyed by fires. All of these theatres, regardless of the more "official" names which were bestowed upon them, were all commonly known as the Paris Opéra or Opéra de Paris. It was then moved into the "Théâtre des Arts" (now called the Opéra national de Paris) upon the French Revolution. In 1875, the institution occupied the Palais Garnier then in 1990 the Opéra-Bastille.

[edit] Letters Patent of King Louis XIV

Louis, par la grace de Dieu, Roy de France & de Navarre, à tous ceux qui ces présentes Lettres verront. Salut. Notre amé & féal Pierre Perrin, Conseiller en nos Conseils, & Introducteur des Ambassadeurs près la Personne de feu notre très-cher & bien amé Oncle le duc d'Orléans, Nous a très-humblement fait remontrer, que depuis quelques années les Italiens ont établi diverses Académies, dans lesquelles il se fait des Représentations en Musique, qu'on nomme Opera : Que ces Académies étant composées des plus excellens Musiciens du Pape, & autres Princes, même de personnes d'honnêtes familles, nobles, & Gentilshommes de naissance, très-sçavans é expérimentés en l'Art de la Musique qui y vont chanter, font à présent les plus beaux Spectacles & les plus agréables divertissemens, non-seulement des Villes de Romes, Venise & autres Cours d'Italie, mais encore ceux des Villes & Cours d'Allemagne & d'Angleterre, où lesdites Académies ont été pareillement établies à l'imitation des Italiens ; que ceux qui font les frais nécessaires pour lesdites Représentations, se remboursent de leurs avances sur ce qui se reprende du Public à la porte des lieux où elles se font ; & enfin que s'il nous plaisoit de lui accorder la permission d'établir dans notre Royaume de pareilles Académies pour y faire chanter en public de pareils Opera, ou Représentations en Musique & langue Françoise, il espere que non-seulement ces choses contribueroient à notre divertissement & à celui du Public, mais encore que nos sujets s'accoutumant au goût de la Musique se porteroient insensiblement à se perfectionner en cet Art, l'un des plus nobles des Arts libéraux. A ces causes, desirant contribuer à l'avancement des Arts dans notre Royaume, & traiter favorablement ledit Exposant, tant en considération des services qu'il a rendu à feu notre très-cher & bien-amé Oncle, que de ceux qu'il nous rend depuis quelques années en la composition des paroles de Musique qui se chantent, tant en notre Chapelle qu'en notre Chambre ; Nous avons, audit Perrin, accordé & octroyé, accordons & octroyons par ces Présentes, signées de notre main, la permission d'établir en notre bonne ville de Paris & autres de notre Royaume, une Académie, composée de tel nombre & qualité de personnes qu'il avisera, pour y représenter & chanter en Public des Opera & Représentations en Musique & en vers François, pareilles & semblables à celles d'Italie : & pour dédommager l'Exposant des grands frais qu'il conviendra faire pour lesdistes Représentations, tant pour les Théâtres, Machines, Décorations, Habits qu'autres choses nécessaires, Nous lui permettons de prendre du Public telles sommes qu'il avisera, & à cette fin d'établir des Gardes & autres gens nécessaires à la porte des lieux où se feront lesdistes Représentations : Faisant très-expresses inhibitions & défenses à toutes personnes, de quelque qualité & conditions qu'elles soient, même aux Officiers de notre Maison, d'y entrer sans payer & de faire chanter de pareils Opera, ou Représentations en Musique & en vers François dans toute l'étendue de notre Royaume, pendant douze années, sans le consentement & permission dudit Exposant, à peine de dix mille livres d'amende, confiscation des Théâtres, Machines & Habits, applicable un tiers à Nous, un tiers à l'Hôpital Général, & l'autre tiers audit Exposant. Et attendu que lesdits Opera & Représentations sont des Ouvrages de Musique tous différens des Comédies recitées, & que nous les érigeons par cesdites Présentes, sur le pied de celles des Académies d'Italie, où les Gentilshommes chantent sans déroger : Voulons & Nous plaît, que tous les Gentilshommes, Damoiselles, & autres personnes puissent chanter audit Opera, sans que pour ce ils dérogent au titre de Noblesse, ni à leurs Priviléges, Charges, Droits & Immunités, révoquant par ces Présentes toutes Permissions & Priviléges que Nous pourrions avoir ci-devant donnés & accordés, tant pour raison dudit Opera que pour réciter des Comédies en Musique, sous quelque nom, qualité, condition & prétexte que ce puisse être. Si Donnons en Mandement à nos amés & féaux Conseillers les Gens tenans notre Cour de Parlement à Paris, & autres nos Justiciers & Officiers qu'il appartiendra, que ces Présentes ils ayent à faire lire, publier & enregistrer ; & du contenu en icelles, faire jouir & user ledit Exposant pleinement & paisiblement, cessant & faisant cesser tous troubles & empêchemens au contraire : Car tel est notre plaisir. Donné à Saint Germain-en-Laye, le vingt-huitiéme jour de Juin, l'an de grace mil six cens soixante-neuf, & de notre Regne le vingt-septiéme.

Signé, LOUIS, & sur le replis, par le Roy, COLBERT. (Source: Durey de Noinville, Histoire du théâtre de l'Académie royale de Musique en France, Paris, Duchesne, 1757, vol. I, pp. 77-81.)

[edit] Principal venues of the Académie

Nom de la salle Dates Emplacement Historique
1 Salle d'Issy 1659 Issy-les-Moulineaux Demolished.
2 Salle de la Bouteille 1671-1672 Rue Mazarine Demolished.
3 Salle du Bel-Air 1672-1673 Rue de Vaugirard Demolished.
4 Première salle du Palais-Royal 1673-1764 Palais-Royal
5 Salle des Tuileries 1764-1770 Palais des Tuileries Construite en 1662 mais remaniée à plusieurs reprises. Démolie avec le palais en 1873.
6 Deuxième salle du Palais-Royal 1770-1781 Palais-Royal Détruite par un incendie en 1781
7 Salle des Menus-Plaisirs 1781 Rue Bergère Démolie.
8 Salle de la Porte-Saint-Martin 1781-1794 Boulevard Saint-Martin Construite en 1781. Détruite par un incendie en 1871 (Commune de Paris) et reconstruite sur place.
9 Salle de la rue de Richelieu 1794-1820 Rue de Richelieu
(jusqu'en 1815, rue de la Loi).
Emplacement du square Louvois
Construite en 1781. Détruite sur ordre des autorités.
10 Salle de la rue Louvois 1820 Rue Louvois Construite en 1791. Fermée en 1825, démolie en 1827.
11 Salle Favart 1820-1821 Place Boieldieu Construite en 1783. Détruite en 1839 par un incendie et reconstruite sur place.
12 Salle de la rue Le Peletier 1821-1873 Rue Le Peletier et rue Grange-Batelière
Emplacement approximatif de l'hôtel Drouot.
Construite en 1820-1821. Détruite par un incendie en 1873.
13 Salle Ventadour 1874-1875 Rue Méhul Construite de 1826 à 1829. Fermée en 1879 et transformée en banque.
14 Opéra Garnier depuis 1875 Place de l'Opéra
15 Opéra Bastille depuis 1990 Place de la Bastille